La DR350 a été conçu au départ comme une machine d'enduro performante.

Vendu jusqu'en 1999 sous la désignation DR350 elle a fait le bonheur des enduristes amateur, du débutant au compétiteur occasionnel. Légère, bien suspendue, dotée d'un moteur alerte et bien secondé par une boite 6 vitesses, la " petite " DR peut devenir un 'outil' redoutable entre les main d'un pilote averti qui saura profiter de sa garde au sol impressionnante.


En version route, la
DR350 S reste une machine conçu avant tout pour les chemins. Sa vitesse de pointe et la rigueur de son châssis permette d'emprunter sans problème tous les types de route mais elle ne s'épanouira vraiment que sur les petites départementales tortueuses et les chemins de traverse. Même lesté par l'équipement obligatoire la DR350S n'avoue qu'un petit 135 kg à sec sur la balance.

Son moteur à refroidissement air/huile assez rustique est réputé pour sa fiabilité. Même si la puissance maxi d'une trentaine de chevaux est obtenu à 7500 trs/Min, la vitesse linéaire du piston à ce régime reste assez raisonnable avec 18 m/s ce qui est une bonne chose pour l'endurance du couple chemise/piston.

Particulièrement sobre, la DR350 annonce 3.5 litre/100km sur parcours routier. Pourtant il conviendra de se méfier car le réservoir n'offre que 9 litres et la consommation peut grimper assez vite si on tire sur les rapports intermédiaires.

Bonne sur terre, très à l'aise en ville et pas ridicule sur route il est difficile de faire des reproches à la DR350 S. Les bitumeux regrettent un freinage un peu faible (mais il est parfait pour les terreux), les terreux lui reproche un amortissement un peu trop souple pour attaquer vraiment (mais de toute façon les gros attaquant roulent sur la version enduro).

Finalement les deux seuls vrai reproches que l'on peut adresser à la DR350 S sont une selle trop dure et un manque de résistance à la corrosion de l'échappement et du cadre.